vendredi 3 juin 2022

Diplomatie, médias et renseignement extérieur

 



Depuis le début du XXIe siècle, de nouveaux jeux et enjeux stratégiques, à l’échelle internationale, semblent de plus en plus brouiller les frontières entre le monde diplomatique, le monde médiatique et le monde du renseignement: attentats contre le World Trade Center et le Pentagone, révélations de Wikileaks ou celles d’Edward Snowden sur le système Prism et les écoutes des institutions européennes et de certaines ambassades, affaire Pegasus, montée en puissance d’acteurs non étatiques, plus mobiles et plus insaisissables, guerre de la Russie contre l’Ukraine, bouleversements biopolitiques dans des domaines stratégiques aussi variés que l’eau, l’énergie et l’agriculture, course aux armements sophistiqués ou encore ruée économique démesurée de l’Occident vers l’Afrique.

Aucun des ensembles géopolitiques des cinq continents n’est libéré de cette situation d’incertitude qui se profile à l’horizon de la planète et qui s’avère, corrélativement, compliquée à cerner dans les années à venir.
Ainsi, de nouvelles thématiques viennent agrandir le périmètre des relations internationales et du droit international, à travers de récents paradigmes : fin et profond ajustement des moyens et formes de diplomatie, plein essor des techniques médiatiques et communicationnelles, développement tentaculaire et protéiforme des défis sécuritaires, vague de révolutions scientifiques, technologiques et industrielles en pleine gestation.
Quant aux relations entre diplomates, journalistes et agents de renseignement, celles-ci ont tellement évolué que la plupart des pays n’ont pas, profondément, réfléchi aux règles et à l’approche idoines à retenir, pour réussir une parfaite harmonie entre ces différents métiers.
Au moment où les diplomates constituent des sources d’information, particulièrement prisées des journalistes, ces derniers voient leur rôle évoluer, passant du recueil d’informations et de la collecte d’informations éparses au traitement de l’information ; et parfois même, des gouvernements sont informés par les médias avant même de l’être par leurs services de renseignement extérieur ou leurs ambassades.
Dans une autre mesure, les journalistes et les diplomates deviennent, indéniablement, des acteurs paraétatiques du renseignement, où des puissances émergentes se voient attribuer de nouvelles attributions et responsabilités au niveau de l’échiquier du renseignement international, à un moment où les liens entre les Etats n’ont jamais été aussi étroits qu’aujourd’hui et où les destinées de l’humanité n’ont jamais été aussi sensiblement liées que maintenant.
Cela n’insinue pas que le renseignement extérieur aurait tendance à, graduellement, disparaître pour céder la place aux diplomaties parallèles et au journalisme d’investigation ou d’enquête, mais devrait plutôt, à travers ses modes d’action spécifiques, élargir la palette d’une manœuvre stratégique d’ensemble, n’utilisant quasiment que des sources d’information ouvertes.
Ainsi et dans le cadre de l’analyse et de l’approfondissement des données, diplomates, journalistes et agents de renseignement auraient tout le mérite de collaborer, plus que jamais, loin du moindre esprit de concurrence ou de méfiance.
L’affaire Pegasus serait une belle leçon à retenir, car finalement, la marée purulente, initialement, destinée à engloutir, à tort, quelques Etats, s’est rapidement versée à l’ensemble des continents, tentant de discréditer ou de blâmer aussi bien journalistes, diplomates qu’agents de renseignement.

Diplomates, journalistes et agents de renseignement : Des métiers différents, mais complémentaires


Chacun dans son univers est, constamment, en quête de son indépendance, provoquant, parfois, des frictions, de part et d’autre.
A une ère où les diplomaties prennent de nouvelles formes, où le renseignement extérieur se retrouve obligé de se plier à de nouvelles contraintes juridiques et pratiques déontologiques, à portée internationale ou extraterritoriale, et où les médias et le journalisme évoluent vers le numérique, la cohabitation entre ces différentes sphères de compétence s’avère encore plus cruciale que jamais.
Des fonctions qui semblent parfois s’accommoder à une même catégorie de métiers : des diplomates et des journalistes que l’on qualifiait, à tort ou à raison, d’agents de renseignement qui s’approprient les qualités de diplomates ou de journalistes.
Pourtant le diplomate, l’agent de renseignement et le journaliste exercent, chacun à son niveau, un noble métier, mais à condition que celui-ci le soit, selon les règles de l’art «contemporain», pour ainsi dire en toute éthique.
Chacune de ces professions est, en principe, toujours plus ou moins dépendante de ce qui se passe dans les deux autres champs. Cette causalité, même lorsqu’elle est forte ou croissante, n’est pas en elle-même, forcément, le signe d’une porosité ou d’un crépitement des frontières sectorielles.
Beaucoup de points communs et de centres d’intérêt allient les mondes de la diplomatie, des médias et du renseignement extérieur, à savoir, principalement, la recherche d’informations fiables, rares et stratégiques.
Pour cela, une coordination entre ces milieux semble vitale, à maints égards, pour l’atteinte des objectifs stratégiques et suprêmes de toute Nation et dans l’idéal, du monde entier.

Services de renseignement extérieur et médias : Des acteurs inéluctables de politique étrangère


Ordinairement, les départements ministériels chargés des affaires étrangères sont tenus de mener des analyses stratégiques, quand les services de renseignement extérieur s’attellent à recueillir les renseignements à intégrer dans ces analyses.
Et parallèlement, les médias, en alimentant, de leur mieux, une opinion publique nationale, de plus en plus sensibilisée à ce qui se passe en dehors de leurs frontières, éviteraient l’avènement de tout conflit interne ou la survenance de toute forme de tensions, à portée régionale ou mondiale.
Une manière de faire qui ne semble plus s’accommoder avec les nouvelles pratiques aussi bien des politiques étrangères, des services de renseignement extérieur, que des médias.
Dans un monde en plein chamboulement, l’important pour tout Etat ce n’est plus, uniquement, de réussir à installer un climat de paix, de sécurité et de coordination nationales, mais surtout de véhiculer des messages positifs à l’international, grâce, notamment, aux journalistes, aux diplomates et aux agents de renseignement extérieur, pour la promotion d’un environnement mondial de paix et de cohabitation entre différents pays, voisins, continents, régions, nationalités et religions.
Dans une autre perspective, ces professionnels, en postes à l’étranger, en tant que représentants de leur pays, se doivent d’être aujourd’hui et plus que jamais, irréprochables, à tous points de vue, de telle manière à être de dignes modèles, des «produits finis» non pas exclusivement de leurs peuples, mais aussi à se conformer aux règles éthiques de leurs métiers, telles qu’internationalement admises.


Yassir Lahrach

Docteur en droit/Expert en intelligence économique

Analyste en stratégie internationale/Auteur du concept d’intelligence diplomatique

 Source : aujourdhui.ma

Un nouveau partenariat dans le domaine du digital en Afrique

 




Le continent africain mise gros sur la digitalisation, et les initiatives pour faire de ce secteur un véritable levier de développement ne manquent pas. Un nouveau « partenariat stratégique » vient consolider la coopération sud-sud dans ce domaine. Détails.

Mustapha Meloui, président de l’Observatoire marocain de la souveraineté numérique (OMSN) et Guy Gweth, président du Centre africain de veille et d’intelligence économique (CAVIE) ont signé, fin mai dernier, un partenariat stratégique en vue de mutualiser leurs efforts pour une meilleure réponse aux besoins du continent en matière de compétitivité numérique.

L’accord de partenariat entre l’Observatoire marocain la souveraineté numérique (OMSN) et Centre africain de veille et d’intelligence économique (CAVIE) vient de concrétiser la dynamique et les efforts déployés par l’OMSN pour fédérer les acteurs du numérique à l’échelle nationale et continentale, indique, dans une déclaration à Maroc Diplomatique, Karima Rhanem, conseillère responsable de partenariats et de coopération international au bureau exécutif de l’OMSN.



S’inscrivant dans le cadre du renforcement de coopération sud-sud, notamment en matière de veille technologique et la e-réputation dans les secteurs clés de l’économie africaine, ce partenariat devrait fluidifier et faciliter l’échange d’expertise et de benchmark ainsi que la consolidation des différentes expériences et bonnes pratiques dans le domaine du numérique, ajoute notre interlocutrice.

Il s’agirait ainsi d’un partenariat qui vient renforcer le positionnement du Maroc en tant que leader africain en matière de numérisation et de connectivité. Selon Rhanem, grâce à un arsenal de mesures institutionnelles visant à réussir la transition digitale qui ne cesse de s’accélérer dans le Royaume, le modèle marocain peut constituer un benchmark d’apprentissage pour plusieurs d’autres pays africains espérant renforcer leurs infrastructures et services numériques.

« Notre rôle principal en tant que think tank est de formuler des propositions couvrant les différentes sphères du numérique que ce soit juridiques, économiques ou bien qui concernent l’éducation et la recherche. Nos experts ont la capacité de contribuer avec leur expérience dans la conception, la mise en œuvre et l’évaluation des politiques numériques, renforçant ainsi la souveraineté numérique de notre pays« , explique la responsable au sein de l’OMSN.

Les efforts se poursuivront donc pour une meilleure infrastructure numérique, une valorisation de l’industrie numérique et ses acteurs, le renforcement de la place des femmes dans le numérique, la contribution aux projets d’innovation et de l’économie numérique, et la promotion de la culture numérique dans son sens plus large, conclut-elle.


Source : Marocdiplomatique.net 

lundi 31 janvier 2022

A la découverte : Emmanuel Sawadogo, un maitrisard promoteur de la structure « ZAM’S Go »

 


Né le 19 Avril 1993 à Songon Kassemblé, un village Ebrié situé à 27 Km de la capitale économique Ivoirienne (ABIDJAN), Emmanuel SAWADOGO est un jeune leader intelligent, dynamique et engagé pour le bien-être des autres. Maitrisard en Macroéconomie et Gestion du Développement, il est le promoteur de la Structure de cours domicile dénommée « ZAM’S Go ».

Parcours

Après l’obtention en 2006 de son CEPE, Emmanuel Sawadogo, puisque s’est de lui qu’il s’agit ; fut orienté dans la capitale Ivoirienne à Abidjan – Yopougon dans un Lycée d’Excellence, Lycée Moderne de Yopougon-Andokoi. En classe de 6ème, il se démarque en étant parmi les 5 premiers de la classe au Premier Trimestre et fini 4ème  toute cette année. Un rang qu’il parvient à maintenir jusqu’à l’obtention de mon BEPC en 2010. De la 6ème à la Seconde C, il fit la connaissance de celui qui deviendra son voisin et ami durant son parcours lycéen, AJAO KHATIB, nigérian de nationalité avec lequel il se disputait de temps en temps la place de major. Du fait de sa persévérance et de son endurance ; il a été surnommé par ses pairs ‘’ LE DUR ‘’. « Au lycée, j’ai occupé les responsabilités de chef de classe et de leader de mon groupe à l’EPS parce que j’aimais motiver mes amis à toujours donner le meilleur d’eux et de viser toujours le succès. A chaque prise de parole, je motivais mon groupe et leur disait que nous pouvons battre les autres groupes car nous sommes les meilleurs » nous confie-t-il.

En 2009, pendant les congés, il décida d’apprendre la culture de l’hévéa auprès de son père. Culture qu’il réussit à maitriser et à pratiquer avec joie. « Mon père a fini par me confier la gestion de ses employés et la gestion financière en dépit de mon jeune âge, avec la volonté de bien assumer, j’arrive à remplir convenablement ses responsabilités. Mon père me rémunérait avec un petit salaire ce qui me motivait à continuer ce métier chaque vacance » affirme-t-il.

En plus de l’école, Emmanuel Sawadogo est amoureux du ballon rond. Il fut même surnommé par ces camarades « Ragougou », Raogo en mooré. Ce surnom est devenu très vite populaire dans la commune de Songon Kassemblé grâce à son talent footballistique constitué d’un jeu simple de passe et de drible avec une maitrise de balle sans pareille. « J’attirais toujours le regard des personnes qui venait nous regarder jouer. Mes amis se disputaient chacun pour m’avoir dans son équipe à cause du beau jeu que je produisais sur le terrain » dit-il avec fierté.

Orienté dans le même lycée après l’obtention de son BEPC, il finit par décrocher le BAC D en 2013 malgré les difficultés qu’il a rencontrées cette année.

                                                                L’enfant est de retour au pays          

C’est avec plein de larmes aux yeux qu’en septembre 2013, il a dû quitter ses parents, amis et connaissances pour le pays des hommes intègres car les souvenirs des moments passés avec eux lui donnaient de la nostalgie. « L’adaptation n’a pas été facile : changement climatique, la nourriture et l’eau ; je tombe malade à répétition durant d’une longue période mais finit avec la grâce de DIEU à recouvrer la santé et à m’adapter petit à petit à notre climat avec tout ce qui va avec »

Orienté en sciences économiques et gestion à l’universitaire de Ouagadougou, il débuta les cours le 17 Février 2014 le pavillon rouge du SIAO. « Dès que je suis entré dans la salle ; j’ai été choqué par la pléthore d’étudiant. Je ne savais pas ou m’asseoir mais je finis par me frayer un chemin et trouver une place qui m’empêchait de voir le professeur et de lui poser des questions, la seule chose que je pouvais faire était de l’écouter parler. C’était ainsi chaque semaine, avec détermination j’allais au cours » martèle-t-il.

C’est dans ce climat, qu’il rencontra Sawadogo Adama surnommé « le dictateur », Eric Bassole et N’do Gaston et bien d’autres  camarades. Camarades avec lesquels il poursuivit son cursus universitaire et parvint à valider sa Licence et sa Maitrise en sciences économiques et gestion, option MGD en fin 2017.

Pensant pouvoir décrocher rapidement un emploi bien rémunéré comme le souhaite tout jeune étudiant ayant obtenu un diplôme universitaire, mais hélas c’est le contraire qui se produisit. Alors il décide de se frayer un autre chemin en investissant en lui-même à travers des lectures qui traitent du Leadership, entrepreneuriat, suivi-évaluation et bien d’autres ; et par des formations susceptible de développer ses capacités intellectuelles et professionnelles.

Pour gagner des sources de revenus, c’est ainsi qu’il enchaîna les petit boulots comme superviseur de chantier, courrier et répétiteur… Après avoir noué des solides relations avec les parents d’élèves et accumulé de l’expérience solide auprès d’une agence de cours à domicile, il décida de concert avec son confrère et associé Eric Bassolé de lancer officiellement la structure « Zam’S Go », qui signifie en langue locale ‘’ APPRENDRE ‘’ avec pour activité l’encadrement, le conseil et le suivi des élèves.

Pour tout autre information sur « ZAM’S Go », veuillez contacter le 00226 75 92 32 20.

Bon vent Jeune leader, ambitieux et promoteur à suivre de près dans les années à venir…..



mercredi 19 janvier 2022

INTELLIGENCE ECONOMIQUE : Outil d’aide à la décision

 

S’appuyant sur la définition de Patrice Allain-Dupré, et Nathalie Duhard (Les armes secrètes de la décision, 1996),  « L'Intelligence Économique est avant tout un outil d'aide à la décision : elle s'appuie sur l'information de décision, c'est-à-dire l'information constituant une ressource stratégique pour l'entreprise. Son objet est la réduction de l'incertitude dans le but de rendre la décision moins aléatoire ». Elle est destinée à donner du sens aux informations collectées pour apporter des renseignements et des connaissances utiles, critiques et stratégiques aux professionnels. De plus, dans un monde concurrentiel bourré d’incertitudes, traiter et maîtriser le flux des informations permet la réduction d'un grand nombre de ces incertitudes et l'élimination de la gravité de ces aléas. 

L'Intelligence Économique est donc un outil qui permet de saisir la réalité sur l'environnement d'une organisation à propos de ses marchés, des technologies, des modes de pensée et de fonctionnement de la concurrence, de ses partenaires économiques, de ses fournisseurs avec leur culture aussi, ainsi que leurs capacités à mettre en œuvre leurs stratégies. Pour nous permettre de mieux comprendre l'intérêt et la puissance du concept, référerons aux Professeur Gérard Verna. Pour lui, l'Intelligence Économique « permet à l'entreprise une meilleure connaissance et une meilleure compréhension de l'environnement et, dans un sens large, vise même à son contrôle par celle-ci pour qu'elle ne soit pas victime de brusques changements imprévus ». Cette notion d'imprévu est très importante pour comprendre l'intérêt des outils en Intelligence Économique pour la gestion des risques et des crises.


L’importance de  l'intelligence économique n’est plus à démontrer puisqu’elle est « le bras armé » des directions stratégiques des institutions et des entreprises. Les outils d’Intelligence Economique se regroupent en  six (6) dimensions qui sont :

1.Intégrer et orienter une démarche d’IE

  • Outil 1: le Schéma systémique
  • Outil 2: la séance de sensibilisation
  • Outil 3: la matrice d’intensité concurrentielle
  • Outil 4: la matrice SWOT ou FFOM
  • Outil 5: l’audit informationnel
  • Outil 6: le diagnostic des besoins informationnels
  • Outil 7: le cycle du renseignement

 

2.Surveiller son environnement pertinent

  • Outil 8: le diagramme du veilleur
  • Outil 9: les plans de renseignement et de recherche
  • Outil 10: les bases de données scientifiques
  • Outil 11: la recherche nominative
  • Outil 12: la surveillance du web

 

3.Traiter et analyser l’information stratégique

  • Outil 13: le processus d’analyse
  • Outil 14: l’analyse PESTEL
  • Outil 15: le mind mapping ou carte mentale

 

4.Manager l’information et la connaissance

  • Outil 16: la revue de presse
  • Outil 17: le benchmarking
  • Outil 18: la visite de salon
  • Outil 19: la war room

 

5.Protéger son patrimoine immatériel

  • Outil 20: le brevet

 

6.Influencer son environnement

  • Outil 21: la communication interne
  • Outil 22: les relations presse

 

Hioua Eric Bassolé

Consultant

00226 76 49 59 90

bassoleeric58@gmail.com / bassole_eric@yahoo.fr 

samedi 8 janvier 2022

Soutenance de Master2 : Hioua Éric Bassolé démontre les avantages de l’intelligence économique dans les politiques de développement des énergies renouvelables

Pour l’obtention de son Master 2 en intelligence économique et développement international à l’Institut universitaire de formation initiale et continue (IUFIC) de l’université THOMAS
SANKARA, Hioua Éric Bassolé s’est intéressé à la problématique suivante : « Intégration de l’intelligence économique dans les politiques de développement des énergies renouvelables au Burkina Faso ». Ce mémoire de fin de cycle présenté ce 31 décembre 2021 a été positivement apprécié.


Avec un air aisé, c’est devant un jury composé de Dr Diasso rapporteur, du Pr Diendéré président du jury et de Dr Balam directeur de mémoire que Hioua Éric Bassolé a présenté et défendu les résultats de ses recherches de son mémoire. Les trois enseignants ont félicité
l’étudiant pour l’originalité du thème qui selon eux est d’actualité, avant de le faire savoir que c’est pertinent qu’il soit allé interroger des gens. En effet, pour sa collecte de données, l’impétrant a utilisé une méthode de recherche qualitative qui a consisté à des entretiens avec des responsables d’entreprises et d'OSC intervenant dans le domaine des énergies renouvelables, ainsi que des cadres de structures publiques.

Dans son mémoire, l’étudiant a fait remarqué que l’intelligence économique n’est pas assez connue par bon nombre de Burkinabè. Pourtant, avec ses outils comme le renseignement (collecter et traiter les données), l’intelligence économique peut contribuer à bien positionner les entreprises, afin de mieux répondre aux normes du marché international, s’ils sont intégrés dans les politiques de développement des énergies renouvelables.


« Il y a beaucoup à faire », a fait comprendre monsieur Bassolé, signifiant cependant que l’intelligence économique n’est mentionnée nulle part, car étant considérée comme un sous-secteur de l’énergie. Dans l’analyse des résultats de son enquête, l’impétrant Éric Bassolé a confié que le couac que l’on relève, c’est que dans l’administration publique, il y a chevauchement des compétences. Entendons par là qu’il est difficile de savoir qui fait quoi exactement. Ce qui donne du fil à retordre à la mise en œuvre efficiente de vraies politiques, nonobstant l’adoption à l’Assemblée nationale en 2017 de la loi n°014 du 20 avril portant
réglementation générale du secteur de l’énergie et l’élaboration de la stratégie nationale.


Toutefois, les membres du jury, comme c’est souvent le cas, ont émis quelques suggestions qui devraient permettre de renforcer les acquis du document présenté. Dans cette perspective, le Pr Diendéré et le Dr Diasso ont suggéré de pousser davantage ses recherches sur les outils pouvant être intégrés dans les politiques de développement des énergies renouvelables, en plus du renseignement. Tout en remerciant les membres du jury pour leurs
remarques et suggestions pertinentes, Hioua Éric Bassolé dit vouloir approfondir ses recherches pour une thèse de doctorat. 

Nicolas Bazié

Source : Fasopic

                                                                                             

mardi 9 novembre 2021

Business Developpment Manager : le commercial 2.0



Le métier de Business Developer est récent. Les missions ainsi que les missions qui lui sont assignées varient selon les besoins des entreprises.

Le business developper doit faire du commercial, mais pas seulement : sa fiche de poste riche et variée nécessite qu'il soit polyvalent et qu'il ait des compétences multiples pour s’adapter aux besoins de la société.

Tout d'abord, la qualité première et la principale mission de celui-ci (appelons le commercial 2.0) est avant tout de savoir prospecter, vendre, négocier et faire de la veille sur les nouvelles méthodes et outils pour générer rapidement des opportunités d’affaires. Ensuite, une autre de ses missions consiste à apporter une vision stratégique, issue des feedbacks que lui donnent ses clients, pour être capable d’adapter son produit / service. Il doit aussi connaître l'écosystème dans lequel son entreprise évolue, de manière à être capable d’effectuer des partenariats stratégiques à forte valeur ajoutée. Enfin, la fiche métier du business developer comprend également sa capacité à apporter des idées neuves et de les mettre en place, en coordonnant un pool de prestataires tout en étant capable de gérer les projets en parallèle du développement du chiffre d'affaires.

En grosso modo, retenons qu’un business developer doit : savoir prospecter, savoir vendre, savoir négocier, développer des partenariats, être un champion de l’après-vente, être un Web Marketing Manager et être un stratège.

 

vendredi 22 octobre 2021

Mobile money : Orange money, pourquoi cette soudainement « générosité » ?

 

Depuis quelques jours maintenant, on assiste à une baisse des coûts de transaction d’orange money, le service de mobile money le plus utilisé au Burkina Faso. Nous sommes en passe de se poser la question : qu’est ce qui se passe ? Pourquoi maintenant ? Pourquoi cette soudaine « générosité » de la part d’orange Burkina ? De quoi a-t-elle peur ?


 



Pour nous permettre de mieux comprendre l’attitude du service financier orange money, nous devons faire un saut au Sénégal. Tout commence avec l’arrivée de la start-up américaine de finance digitale « Wave »  en 2016 qui retrouve en face d’elle la géante orange money sur ces installons (depuis des lustres elle bénéficie d’un avantage non négligeable sur les autres concurrents).

Afin ce faire une place au soleil, Wave décide de lever des fonds pour financer ses activités en Afrique grâce à ces partenaires tels que la Banque UBA et des investisseurs mondialement réputés comme Founders Fund, Y Combinator, Partech Africa et Stripe. Contrairement aux acteurs traditionnels qui taxaient tous les services liés aux mobile money, Wave s’est spécialisé dans les transactions à bas coût (seulement 1% pour les transferts d’argent) et gratuits pour le reste des prestations (factures, dépôt et retrait d’argent, achat de crédit téléphonique, etc.).  Elle fonctionne à partir d’une application mobile et offre à ses abonnés « un réseau de services financiers sans frais de gestion de compte, disponible instantanément et partout ». 

Le pingouin (Wave)  déploie sa stratégie commerciale en attaquant ses concurrents sur les coûts par une politique des prix attractive ;  tout comme l’arrivée de Free en France, cela provoque un effet de rupture sur le marché du mobile money au Sénégal.  Mais au-delà de l’aspect marketing, ce choix lui a immédiatement permis de gagner une opinion favorable auprès des couches populaires et vulnérables (pauvres, secteur économique informel, jeunes).  Pour ces derniers, les frais pratiqués restaient jusque-là très élevés ; ce qui constituait un frein à leurs activités.

Cette image d’entreprise socialement responsable et éthique qui se met au service des pauvres est mise en avant dans les discours de ses dirigeants. Se positionnant comme un défenseur des populations défavorisées, Wave affirme sur sa page officielle, vouloir « permettre à tous d’avoir accès aux services financiers sans difficultés et sans conditions ».

Après sa conquête du Sénégal, elle prend d’assaut le marché ivoirien en 2020. Même son de cloche, l’adhésion de population est immédiate qui voit l’arrivée du pingouin comme le messie. Pour Alioune Ndiaye, le patron d'Orange Afrique, en réponse à une question posée par les salariés du groupe a affirmé : « Notre riposte doit être rapide et efficace. Il faut changer notre modèle économique. Nous n'avons plus le choix. Le modèle qui fait payer au client le retrait de son argent ne peut vivre longtemps. Il faut adapter nos tarifs en conséquence. »


Pour le Burkina Faso, le scénario est quasiment similaire. En début d’année 2020, des jeunes ont lancé sank inspiré de Thomas Sankara père de la révolution burkinabé. Selon eux leur application qui facture uniquement les retraits à hauteur de 1%, est conçue afin de révolutionner le secteur. En plus de cela, les bruits de couloir et selon certain media, wave prévoit s’installer aux pays des hommes intègres. Au su et au vu de tout ceci, nous pouvons comprendre sans démonstration mathématique, le pseudo « générosité » d’orange money ces jours-ci, n’est pas de la philanthropie. Peut-être une stratégie pour étouffer sank ou parer l’éventualité de l’arrivée de sa rivale sénégalaise. Mais tout compte fait, ce sont les populations qui sont les premiers bénéficiaires de cette concurrence ; et c’est l’essentiel.

Hioua Eric BASSOLE

Consultant 


Article épinglé

Le renseignement d’affaires, un outil de protection, de performance et de résilience des entreprises

Dans un contexte où les organisations publiques et privées sont confrontées à un univers changeant et de plus en plus complexe, l’intelligen...