Au Burkina Faso, le taux d'accès à l'électricité en milieu urbain est de 46% et celui du milieu rural est 1,21% en 2010 ; malgré la hausse du taux d’électrification rural qui est passé de 3% en 2015 à 22% en 2020 ; le milieu rural reste démuni en matière d’énergie.
« Vivons mieux au
village » tel est le slogan du Programme National de Biodisgesteur du
Burkina Faso (PNB-BF). Ce programme piloté par le ministère des ressources
animale et halieutiques, a été créé en 2010 avec pour objectif de contribuer à
la création d’un secteur permanent (viable et orienté vers le marché)
multi-acteur de construction et d’exploitation des biodigesteurs afin
d’améliorer les conditions de vie, d’accroitre de manière durable les
productions agro-pastorales et de lutter contre la pauvreté des ménages ruraux
et péri-urbains.
La première phase a été
faite sur la période 2010-2013, une deuxième phase 2014-Mars 2020. Actuellement
en phase transitoire depuis avril 2020, le programme a engrangé quelques
résultats : l’élaboration du document de la prochaine phase du PNB-BF qui a été
validé par le comité d’orientation et de suivi le 01 décembre 2020 ; la
signature des partenariats avec la banque mondiale, la coopération belge, le
PADEL-B… ; l’appui à la construction de 735 biodigesteurs sur les 1000 avec un
taux de fonctionnalité de 85% ; la réalisation par les entreprises de
construction de biodigesteurs d’un chiffre d’affaire de 135 812 500 FCFA contre
276 375 000 FCFA en 2019.
Ce programme pourrait être
la solution tant recherche en matière d’énergie en milieu rural. La technologie
n’est pas compliqué et facilement maitrisable. Elle correspond au milieu rural
burkinabé puis que la matière première (déchets de vache ou de porc) y est abondante. Comme l’a déclaré l’un bénéficiaire
de cette technologie « c’est du tout bénéfice ». En sus d’avoir du
biogaz pour la cuisson et de l’énergie propre pour l’éclairage, elle permet de
recueillir de l’influent pour la production maraichère et la production
d’asticot destinée la volaille ; elle participe également à la lutte
contre le changement climatique en capturant le carbone. Pour s'offrir un tel "bijou", il faut 300.000 FCFA dont 160.000 FCFA comme subvention et le reste à la charge de l'intéressé.

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire