jeudi 25 mars 2021

ENERGIE RENOUVELABLE : "Vivons mieux au village" avec un biodigesteur


 Au Burkina Faso, le taux d'accès à l'électricité en milieu urbain est de 46% et celui du milieu rural est 1,21% en 2010 ; malgré la hausse du taux d’électrification rural qui est passé de 3% en 2015 à 22% en 2020 ; le milieu rural reste démuni en matière d’énergie.

« Vivons mieux au village » tel est le slogan du Programme National de Biodisgesteur du Burkina Faso (PNB-BF). Ce programme piloté par le ministère des ressources animale et halieutiques, a été créé en 2010 avec pour objectif de contribuer à la création d’un secteur permanent (viable et orienté vers le marché) multi-acteur de construction et d’exploitation des biodigesteurs afin d’améliorer les conditions de vie, d’accroitre de manière durable les productions agro-pastorales et de lutter contre la pauvreté des ménages ruraux et péri-urbains.

La première phase a été faite sur la période 2010-2013, une deuxième phase 2014-Mars 2020. Actuellement en phase transitoire depuis avril 2020, le programme a engrangé quelques résultats : l’élaboration du document de la prochaine phase du PNB-BF qui a été validé par le comité d’orientation et de suivi le 01 décembre 2020 ; la signature des partenariats avec la banque mondiale, la coopération belge, le PADEL-B… ; l’appui à la construction de 735 biodigesteurs sur les 1000 avec un taux de fonctionnalité de 85% ; la réalisation par les entreprises de construction de biodigesteurs d’un chiffre d’affaire de 135 812 500 FCFA contre 276 375 000 FCFA en 2019.

Ce programme pourrait être la solution tant recherche en matière d’énergie en milieu rural. La technologie n’est pas compliqué et facilement maitrisable. Elle correspond au milieu rural burkinabé puis que la matière première (déchets de vache ou de porc) y  est abondante. Comme l’a déclaré l’un bénéficiaire de cette technologie « c’est du tout bénéfice ». En sus d’avoir du biogaz pour la cuisson et de l’énergie propre pour l’éclairage, elle permet de recueillir de l’influent pour la production maraichère et la production d’asticot destinée la volaille ; elle participe également à la lutte contre le changement climatique en capturant le carbone. Pour s'offrir un tel "bijou", il faut 300.000 FCFA dont 160.000  FCFA comme subvention et le reste à la charge de l'intéressé.

Avec l’engagement du Chef de l’Etat Rock Kaboré dans le cadre de son programme pour la construction de 40.000 biodisgesteurs, nous pouvons espérer que d’ici 2025, la phrase « vivons mieux au village » ne sera plus qu’un simple slogan mais une réalité au grand bonheur des populations.

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