Voici le lien de l’article qui a inspiré cet écrit :
https://www.burkina24.com/2019/08/03/actionnariat-populaire-des-jeunes-burkinabe-lancent-la-cooperative-scoop-ca/
Considérons
cette partie ; « « Oser inventer l’avenir
» ! C’est le challenge que se sont donné des jeunes Burkinabè afin d’investir
dans l’économie nationale. C’est également le nom d’un recueil de discours de
Thomas Sankara, préparé par David Gakunzi. Comme le dit un adage populaire au
Burkina Faso, « une seule main ne peut ramasser toute la farine ». C’est tout
cet état d’esprit qui a conduit des jeunes à la création d’une organisation
commune dénommée « SCOOP-CA ». La Société coopérative avec Conseil
d’administration/Bâtir l’avenir (SCOOP-CA/BA) fait dans la promotion de l’actionnariat populaire. Ses
activités ont été lancées ce samedi 3 août 2019 à Ouagadougou…En fait, la
coopérative fait suite au projet SOFATO (Société Faso Tomate) lancé en avril
dernier par l’Amicale des jeunes commerçants et entrepreneurs du Burkina Faso
(AJCEB). L’objectif visé était de faire de chaque Burkinabè un acteur de
développement. Il s’agit, selon Aziz Nignan, d’une opportunité pour que les
Burkinabè puissent occuper directement tous les secteurs d’activités et en
tirer profit. « Ce projet est d’abord patriotique avant d’être lucratif. Son
succès dépend de l’adhésion massive, rapide et participative des Burkinabè »,
a-t-il indiqué. Les frais d’adhésion sont fixés à 5.000 F CFA. Une fois membre,
le « bâtisseur » devient investisseur. Muni d’un livret de membre, il pourra
participer aux activités d’investissement de la Coopérative. » (Source :
Burkina24.com).
La question qu’il faut se poser c’est : l’actionnariat
populaire, De quoi s’agit-il ?
Avant de répondre à la question, on se souvient que
l’Eminent Pr Laurent BADO l’avait déjà évoqué dans son modèle politique et économique
« Grégarisme africain ». Cette conception idéologique de la politique se
traduit par le constat d’échec des concepts politiques économiques importés en
Afrique que sont le capitalisme privé et le socialisme. Cette doctrine défend la
nécessité de puiser dans les ressources et les valeurs culturelles africaines
et de proposer comme alternative, « l’actionnariat
populaire ».
L’actionnariat
populaire ou le financement participatif, désigne un échange de
fonds entre individus en dehors des circuits financiers institutionnels.
L’appel de fonds se fait à partir de la description d’un projet précis (artistique,
humanitaire, entrepreneurial...), au moyen d’une plate-forme en ligne ou autre,
permettant de recueillir de nombreux apports de petits montants. Le financement
peut prendre la forme d’un don, d’un prêt avec ou sans intérêts, ou encore d’un
investissement en capital. Il est généralement utilisé en complément d’autres
outils de financement comme les prêts d’honneur, les emprunts bancaires, les
micro-crédits, etc. C’est également un moyen de constituer autour de vous une
communauté qui vous soutient.
Le développement de
l’actionnariat populaire du Burkina Faso est sans doute un des meilleurs moyens
de démocratiser le capital des sociétés. Acheter des actions est une
opportunité de participer au développement et aux bénéfices des entreprises.
Favoriser l’élargissement de l’actionnariat populaire revient donc à favoriser
une meilleure distribution des richesses et le développement du secteur
secondaire; dont le poids dans l’économie nationale n’est pas aussi considérable ;évidemment sans la prise en compte les industries extractives.
Pour en savoir plus sur le projet SOFATO, suivez ce
lien : https://www.leconomistedufaso.bf/2019/05/13/sofato-du-concentre-de-tomate-made-in-burkina-en-2020/

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