mercredi 4 septembre 2019

BOURSE :un financier gabonais à la tête de BVMAC


                Henri-Claude Oyima, un financier gabonais à la tête de BVMAC



Le 4 juillet, le Gabonais Henri-Claude Oyima a été élu président du conseil d’administration de la Bourse des valeurs mobilières de l’Afrique centrale (BVMAC), issue de la fusion des places de marché de Libreville et de Douala.

Dans la foulée de la fusion des bourses de Libreville et de Douala, actée fin mai, Henri-Claude Oyima, PDG du groupe BGFI Bank, a été choisi début juillet pour présider le conseil d’administration de la nouvelle entité, pour un mandat de six ans. Il sera accompagné dans sa mission par le Camerounais Jean Claude Ngbwa, ancien secrétaire général de la Commission interafricaine des marchés d’assurances (Cima), nommé directeur général.

Né le 4 décembre 1956 à Franceville au Gabon, Henri-Claude Oyima est diplômé de l’Université de Washington où il a obtenu un bachelor en sciences d’administration et un master en banque. Il commence sa carrière à la Citibank de New York où il ne restera qu’un an. En 1982, il rejoint la filiale gabonaise de la banque américaine. L’année suivante, il intègre la banque Paribas Gabon où il est nommé directeur général adjoint.

Deux ans plus tard, en juin 1985, il est nommé directeur général puis, en mai 1986, administrateur-directeur général. Il n’a alors que 29 ans et décide de fédérer plusieurs acteurs autour d’un projet de reprise de l’établissement dont la maison-mère a décidé de se retirer du marché local, et qui sera rebaptisé Banque gabonaise et française internationale (BGFI Bank) en 1996.


Le financier gabonais a également présidé la Confédération patronale gabonaise de 2005 à décembre 2013, l’Association professionnelle des établissements de crédit du Gabon (APEC-Gabon), le Club des dirigeants des banques et établissements de crédit d’Afrique, et conseil d’administration du groupe d’assurances Ogar.

(source: ecozone africa)



mercredi 7 août 2019

LA GUERRE ECONOMIQUE : Maurice Simo Djom a une autre compréhension du concept



La guerre économique. C’est le titre, un peu énigmatique, d’un livre paru aux éditions Afrédit à Yaoundé, la capitale du Cameroun, en milieu d’année 2019. Son auteur est le chercheur en géoéconomie Maurice Simo Djom. Dans cet ouvrage, le Camerounais prétend dire, « avec autorité », ce qu'est la guerre économique, un concept qui fait débat.

Pour caractériser cette « réalité », l’auteur s’est notamment appuyé sur les faits observés depuis son poste de chef de département de la communication institutionnelle et veille stratégique d’Afriland First Group, la structure de tête du groupe bancaire Afriland First Bank. Un poste qu’il occupe depuis décembre 2014.

Acteurs, stratégies, armes… Maurice Simo Djom, qui a commencé sa carrière professionnelle comme journaliste, livre les principales conclusions de son travail de recherche.
Il est arrivé à se départir de l’intuition de ces prédécesseurs qui n’était d’autre que de lier la guerre économique à la guerre conventionnelle, les uns allant même jusqu’à utiliser les grilles de la stratégie militaire pour étudier la guerre économique ; et a observé attentivement les interactions de la mondialisation afin d’aboutir à la conclusion que la guerre économique est une réalité à part entière, qu’il faut scruter sans œillères.

Partant de cet d’exemple, il montre la différence entre la guerre économique et la concurrence commerciale : « Quand General Motors est opposée à Ford sur le marché américain, c’est la concurrence commerciale. Or, dès que General Motors fait face à Toyota, nous montons du champ domestique vers le champ des relations internationales, cela devient la guerre économique. Car la puissance publique américaine peut valablement user de ses prérogatives pour modifier la configuration de la compétition en faveur de General Motors. Voilà pour ce qui est de la différence entre la concurrence commerciale et la guerre économique ».

Quant à savoir si la guerre économique est la dimension économique de la guerre, il soutient le contraire. Certes toutes les guerres ont une dimension économique, mais toutes les guerres ne sont pas menées avec les mêmes armes. Si les hostilités se déroulent sur le champ militaire, nous avons à faire à la guerre conventionnelle. Mais si les hostilités se déroulent sur des échiquiers non militaires, alors il s’agit de la guerre économique. L’adjectif économique ne renvoie pas seulement au secteur économique, mais davantage à tout ce qui est non-militaire. La guerre économique, c’est l’effort subtil visant à dissimuler la violence sur les échiquiers non militaires. Sont concernés : le cyberespace, la fiscalité internationale, les ressources de base, la finance libérale, l’investissement, la monnaie, etc.

En parlant du continent, il poursuit en rappelant que les puissances étrangères emploient divers instruments pour s’affronter en Afrique et pour affronter l’Afrique : les firmes multinationales, les accords de partenariat, les fonds d’investissement, l’aide multilatérale ou bilatérale, la coopération, etc. À ce sujet, l’ouvrage WAR BY OTHER MEANS de deux auteurs américains (Robert Blackwill et Jennifer Harris) a identifié sept armes de guerre économique. Quant à lui, il a surtout insisté sur le fait que les adversaires de l’Afrique s’arrangent en amont pour supprimer la possibilité pour l’Afrique de se défendre. Ils façonnent des normes et des conditions d’interaction qui laissent l’Afrique dans l’impuissance.
L’Afrique a une vision romantique des relations internationales. Un dirigeant qui manque de culture stratégique et qui agit par à-coups a besoin de se mettre à l’école de la guerre économique pour comprendre comme ça marche. La guerre économique, c’est un concept qui nous renseigne que la mondialisation est sortie de la crispation idéologique pour entrer dans une ère nouvelle. L’État qui ne comprendra pas les règles de cette ère nouvelle sera dévoré, tout simplement.




                                                Maurice Simo Djom


dimanche 4 août 2019

L’ACTIONNARIAT POPULAIRE



Considérons cette partie ; « « Oser inventer l’avenir » ! C’est le challenge que se sont donné des jeunes Burkinabè afin d’investir dans l’économie nationale. C’est également le nom d’un recueil de discours de Thomas Sankara, préparé par David Gakunzi. Comme le dit un adage populaire au Burkina Faso, « une seule main ne peut ramasser toute la farine ». C’est tout cet état d’esprit qui a conduit des jeunes à la création d’une organisation commune dénommée « SCOOP-CA ». La Société coopérative avec Conseil d’administration/Bâtir l’avenir (SCOOP-CA/BA) fait dans la promotion de l’actionnariat populaire. Ses activités ont été lancées ce samedi 3 août 2019 à Ouagadougou…En fait, la coopérative fait suite au projet SOFATO (Société Faso Tomate) lancé en avril dernier par l’Amicale des jeunes commerçants et entrepreneurs du Burkina Faso (AJCEB). L’objectif visé était de faire de chaque Burkinabè un acteur de développement. Il s’agit, selon Aziz Nignan, d’une opportunité pour que les Burkinabè puissent occuper directement tous les secteurs d’activités et en tirer profit. « Ce projet est d’abord patriotique avant d’être lucratif. Son succès dépend de l’adhésion massive, rapide et participative des Burkinabè », a-t-il indiqué. Les frais d’adhésion sont fixés à 5.000 F CFA. Une fois membre, le « bâtisseur » devient investisseur. Muni d’un livret de membre, il pourra participer aux activités d’investissement de la Coopérative. » (Source : Burkina24.com).

La question qu’il faut se poser c’est : l’actionnariat populaire, De quoi s’agit-il ?

Avant de répondre à la question, on se souvient que l’Eminent Pr Laurent BADO l’avait déjà évoqué dans son modèle politique et économique « Grégarisme africain ». Cette conception idéologique de la politique se traduit par le constat d’échec des concepts politiques économiques importés en Afrique que sont le capitalisme privé et le socialisme. Cette doctrine défend la nécessité de puiser dans les ressources et les valeurs culturelles africaines et de proposer comme alternative, « l’actionnariat populaire ».
L’actionnariat populaire ou le financement participatif, désigne un échange de fonds entre individus en dehors des circuits financiers institutionnels. L’appel de fonds se fait à partir de la description d’un projet précis (artistique, humanitaire, entrepreneurial...), au moyen d’une plate-forme en ligne ou autre, permettant de recueillir de nombreux apports de petits montants. Le financement peut prendre la forme d’un don, d’un prêt avec ou sans intérêts, ou encore d’un investissement en capital. Il est généralement utilisé en complément d’autres outils de financement comme les prêts d’honneur, les emprunts bancaires, les micro-crédits, etc. C’est également un moyen de constituer autour de vous une communauté qui vous soutient.
Le développement de l’actionnariat populaire du Burkina Faso est sans doute un des meilleurs moyens de démocratiser le capital des sociétés. Acheter des actions est une opportunité de participer au développement et aux bénéfices des entreprises. Favoriser l’élargissement de l’actionnariat populaire revient donc à favoriser une meilleure distribution des richesses et le développement du secteur secondaire; dont le poids dans l’économie nationale n’est pas aussi considérable ;évidemment sans la prise en compte les industries extractives.


                                                        

lundi 29 juillet 2019

LOBBYING DU BURKINA FASO



LE LOBBYING AU BURKINA FASO

« Le Lobbying ? Au Burkina Faso » : Comme dirait l’autre, est pourtant pratiqué dans notre pays. Certains le font sans le savoir où entendent parler sans s’en rendre compte. D'abord, Qu’est-ce qu’on entend par Lobbying ?
Il désigne le processus par lequel un groupe d'intérêt, par exemple, une organisation professionnelle, une entreprise ou une association d'entreprises, tente d'influencer une décision publique.
Les lobbies sont de natures très variées : une entreprise, un groupement d’entreprises,  un syndicat professionnel, un groupe religieux, un Think Tank ou groupe de réflexion, une association...

Le seul point commun entre ces différents lobbyistes est qu’ils veulent influencer un centre de pouvoir ciblé dans le sens de leurs intérêts, de celui de  leurs adhérents, ou tout simplement conformément à leur volonté ou leur idéologie.

Il existe 2 grandes branches au lobbying :   
 
- Le lobbying direct : C’est le lobbying de réseau. Plus traditionnel, il est basé sur les relations personnelles qu'entretiennent les lobbyistes et les décideurs, relations qu’ils peuvent tisser autour d’une table de travail lors de l’élaboration d’un projet de loi, ou autour d’un café lors d’une rencontre informelle. Ils nouent ainsi des alliances indispensables pour leur travail. L’alliance peut se faire avec des acteurs de la même filière ou des représentants institutionnels. Œuvrer à l’intérieur du système est toujours plus intéressant pour le lobby. Ainsi, il développe une expertise et une connaissance des décideurs. Il est principalement mené par des particuliers pour exercer une influence directe auprès de décideurs, notamment les entreprises qui utilisent des lobbyistes « maison » ou des consultants spécialisés. Les syndicats et associations le pratiquent aussi de plus en plus souvent aujourd’hui.

- Le lobbying indirect : Il vise l’influence du pouvoir législatif par le  biais de personnes intermédiaires, pouvant être des alliées, des médias, ou l’opinion publique, et non en interpellant directement les décideurs.
Il convient de préciser que la forme la plus visible de lobbying pratiquée au Burkina Faso est le lobbying direct ; quoi que la pratique du lobbying indirect n’est pas à ignorer.



                                           
                                                                         


samedi 20 juillet 2019

LE DÉVELOPPEMENT DURABLE









Le développement économique consiste en un relèvement du niveau de vie. Celui-ci est mesuré non seulement par le niveau de consommation, mais par le niveau d’instruction et l’état sanitaire de la population ainsi que par le degré de protection de l’environnement. Depuis les années 90, il y a eu un glissement conceptuel vers le développement humain durable et, l’on parle de plus en plus « économie verte » qui favoriserait le développement durable.

Dans la POLITIQUE NATIONALE DE DÉVELOPPEMENT DURABLE AU BURKINA FASO (PNDD ,2013), le développement durable est tout à la fois un concept, un processus et une méthode pour assurer « un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des futures générations à répondre aux leurs ». En termes de concept on note :

- la dimension environnementale (respect du patrimoine écologique et - environnemental) ;
 - la dimension économique (satisfaction des besoins) ;
 - la dimension socio - culturelle (conserver et développer le potentiel humain social et culturel), dans une vision globale articulant les différentes réalités spatiales (du local au global) mais également la perspective temporelle (pour aujourd’hui et demain). Afin de répondre au déficit de compréhension du concept du développement durable par la plupart des acteurs y compris ceux en charge de la formulation des politiques et programmes de développement, il importe d’en décliner les principaux concepts dans le contexte du Burkina Faso.

En France ; l’AFNOR (Association Française de Normalisation) définit le développement durable comme un état ou les composantes de l’écosystème et leurs fonctions sont préservées pour la génération présentes et futurs.

Selon la CNUCED, le développement durable ou développement soutenable est un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futurs à répondre à la leurs.
Il ressort dans le développement durable trois aspects importants : le social, l’environnement et l’économie ; avec pour objectif  de les équilibrer à long terme. A ses trois aspects s’ajoutent la gouvernance.

Le rapport Brundtland rappelle une citation célèbre « nous n’héritons pas de la terre de nos ancêtres, nous l’empruntons à nos enfants » ; cela démontre l’importance de la préservation de l’environnement et son lègue à la génération futur.

C’est ainsi qu’ont été élaboré les Objectifs de Développement Durable (ODD) pour 2030 le 25 septembre 2015 ; en remplacement des Objectifs Milliaires pour le Développement (OMD) jugés moins ambitieux.


                                                                                                           

lundi 15 juillet 2019

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Intelligence Economique est un concept en vogue






L’Intelligence Economique peut être définie comme l’ensemble des actions coordonnées de recherche, de traitement et de distribution de l’information utile en vue de son exploitation par les acteurs économiques (publication du rapport national, Rapport Martre).Elle utilise les méthodes de management et les techniques ayant pour objectif d'apporter des informations à l'organisation, c'est-à-dire à enrichir le savoir de l'organisation (entreprise, État, association,...) à des fins de développement et de protection contre les menaces la visant (déstabilisation, espionnage, vandalisme…), d'abord en les anticipant.
C’est en raison de plusieurs évolutions majeures du contexte économique que le concept d’intelligence économique a émergé au début des années 1990 :
-         la première est la mondialisation des échanges qui a placé les entreprises dans une situation de concurrence internationale accrue, contexte souvent qualifié de « guerre économique » ;
-         la seconde vient du développement exponentiel des nouvelles technologies de l’information et de la communication et de l’émergence de l’ère numérique. L’information est devenue plus abondante, plus accessible et aussi une matière première stratégique que les entreprises doivent savoir maîtriser pour en tirer un avantage concurrentiel.
Dans les années plus récentes, l’ouverture généralisée des marchés, le rattrapage engagé par les pays émergents a fait apparaître de nouveaux concurrents y compris au stade de la recherche et de l’innovation technologique.
Face aux nouveaux défis, les entreprises, y compris les PME, doivent s’adapter et intégrer l’intelligence économique à leur stratégie, pour accroître leur compétitivité tout en protégeant leur savoir-faire.
En Afrique particulièrement au Burkina Faso, il est nécessaire de pouvoir travailler à la reconnaissance de ce concept dans les habitudes et mentalités des entrepreneurs. Plusieurs entreprises dans ce pays ne savent même pas de quoi il s’agit, est-ce leur faute ou la faute du système obsolètes de formation Université burkinabé ? Dans tous les cas l’Intelligence Economique s’impose lentement et surement et est une nécessité pour la firme face à un environnement économique en perpétuelle mutation.  
Pour le moment, la Chambre de Commerce et d’Industrie du Burkina Faso héberge en son sein une cellule d'Intelligence Economique qui se limite essentiellement au volet informationnelle et au plan académique, l’IUFIC/UO2 propose une formation professionnelle  en Intelligence Economique pour un niveau master.
Pour se faire une place au soleil (régional et continental), il faut avoir des muscles ; et ces muscles sont les moyens qu’offre l’Intelligence Economique.
Comme le dit, le célèbre auteur de l’ouvrage Stratégie de sécurité économique pour le Burkina Faso Alain SARA : «  L’Intelligence Economique c’est tout simplement la recherche de puissance ».

                                                                 
                                                                       
                                                                           

Article épinglé

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Dans un contexte où les organisations publiques et privées sont confrontées à un univers changeant et de plus en plus complexe, l’intelligen...